UNE CHANSON DONT 1.E REFRAIN EST
Foûette ! fouette !
Chante toujours ; ne t’endors pas.
Ain du vaudeville des Chevilles de uiaitrc Adam,
Oui, je dormais sur un petit volume Qui me vaudra d’ètre encore étrillé,
* On ne sc scandalisera pas de certain mot place dans ce refrain, si l’on sc rappelle que ce mot était eniplojé par les dames de la cour, avant la Révolution, pour désigner uuc mode du temps. Madame de Genlis raconte, à ce sujet, dans ses Mémoires, une anecdote op ne peut plus gaie.
Lorsqu’en flatteur le bout de votre plume,
Me chatouillant, m'a soudain réveillé.
Je me suis dit : C’est présage céleste;
Les mauvais jours seraient-ils donc passés?
Car je ne sais si quelque fouet nous reste,
Mais jusqu’ici c’est nous qu’on a fessés.
Tout gai frondeur, semant le ridicule,
Ne peut chez nous qu’en recueillir du mal.
Notre empereur portait longue férule,
Puis est venu le martinet royal;
Et puis le knout, et puis les fils d’Ignace,
Dont tous les fouets contre nous sont dressés.
Dieu soit béni! mais s’il ne nous fait grâce,
Les chansonniers seront toujours fessés.
J’ai bien reçu ma part des étrivières ! Grippe-Minaud m’en donna pour trois mois.
En refaisant des nœuds à ses lanières,
Il me poursuit encor d’un œil sournois.
Si de Tartufe on n’entend les trois messes,
Si pour les grands l’encens ne brûle assez.
C’est fait de nous! nos seigneurs les Jean-fesses Aiment à voir les bonnes gens fessés.
Vous qui chantez comme on chante au bel âge*,
Des rois, des saints, ne plaisantez donc pas;
Ou, trop enclin au joyeux persiflage.
Vivez longtemps, allez bieu tard là-bas;
Car en enfer on marque votre place;
Des noirs démons les bras sont retroussés :
Vous et Collé, même aussi votre Horace,
Ensemble un jour vous serez tous fessés.
* M. Gohicr irvait alors prés de <ruaire-viugU im.