LES CONSEILS DE LISE
CHANSON ADRESSEE A M. J. LAFFITTE, ijL'l M AVAIT PROrOSE IN EMI'LiJl DANS sES UlliEAL'X
roLR nÉrAUEii la i'Eiite de ma tlace a l'univehsité
Aiii lie l;i Ticille ilc .sinci-riU'.
Lise à l'oreille Me conseille ; Cet oracle me dit tout bas :
Chantez, monsieur, n'écrivez pas. [Bis.
Lise à l'oreille Me conseille; Cet oracle me dit tout bas :
Chantez, monsieur, n'écrivez [las.
Un doux emploi pourrait vous plaire.
Me dit Lise ; mais songez bien , Songez bien au poids du salaire.
Même chez un vrai citoyen. [Dis.) Rester pauvre vous est facile , Quand l'Amour, afin de l'user.
Vient remonter ce luth fragile Que Thémis a voulu briser.
Craignant alors la malveillance, Vous ririez moins de ce baron , Courtier de la Sainte-Alliance, Qui des rois s'est fait le patron.
Dans les fonds de peur d'une crise , 11 veut que les Grecs soient déçus : (') Pour avoir Vendos de Moïse, On fait banqueroute à Jésus.
Lise à l'oreille Me conseille ; Cet oracle me dit tout bas :
Chantez, monsieur, n'écrivez pus.
Lise à l'oreille Me conseille ; Cet oracle me dit tuut bas :
Chantez, monsieur, n'écrivez pas.
Dans l'emploi qu'un ami vous ollrc.
Vous n'oseriez plus, vieil enfant.
Célébrer, au bruit de son cofl're , Les droits que sa vertu défend.
Vous croiriez voir à chaque rime Les sots, doublement satisfaits, De vos chansons lui faire un crime.
Vous en faire un de ses bienfaits.
Votre muse en deviendrait folle.
Et croirait Uatter en disant Que sur la droite du Pactole Intrigue et ruse vont puisant ; Tandis qu'une noble iudustrie Puise à gauche, et de toute part ("j Reverse à flots sur la patrie Un or dont le pauvre a sa part.
(') On n'usait alors becûurir les Grecs, qui faisaient dMiLH'oiiiucs elïons pour recouvrer leur libenê. I*) On sait ce qu'étaient la gauche et la droite de la Chambre à cette époque.
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CHAiNSOiNS DE BERANGER
LisL' à l'oreille Me conseille ; Cet oracle me dit tout bus :
Chantez, monsieur, n'écrivez pas
Riche de votre indé[icudauce , Chez Lal'titte toujours l'été, En trinquant avec l'opulente , Vous ijoirez à l'égalité.
Ainsi mou oracle m'inspire, Puis ajoute ce dernier point :
Des distances l'amour peut rire ; L'amitic n'en supporlc [loiut.
Lise à l'oreille Me conseille ; Cet oracle me dit toul bas :
Cliiinlcz, niuUîicur, a'ccnvcz pa.-
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CHANSO.NS DK BÉRAxXrxER
LE TULKNEBRUCllE
AiM : Le brull des roulcllus gùlo loiil.
Du iliuer j'uiiue Ibil l,i cIolIr', Mais on la sonne uu peu d'endroits; Plus qu'elle aussi le touniebroche
A. nf'S hommages a des droits.
Combien d'euuemis il rapproche Chez le prince et chez le bourgeois !
A son doux tic tac un jour les partis Signeront la paix entre deux rôtis.
CHANSONS DE BERANGER
Qu'on reprenne ^ur la musique Les querelles du temps passé ; Que par l'Amphlon italique Le grand Mozart soit terrassé ; Je ne tiens qu'au refrain bachique Par le tournebroche annoncé.
A son doux tic tac un jour les partis Signeront la paix entre deux rôtis.
Une montre, admirable ouvrage, Des heures décrivant le cours.
Règle , sans en charmer l'usage , Le cercle borné de nos jours ; Le tournebroche a l'avantage D'embellir des instants trop courts.
A son doux tic tac un jour les partis Signeront la paix entre deux rôtis.
Lorsque la Fortune à sa roue Attache mille ambitieux, Les précipite dans la boue Ou les élève jusqu'aux cieux.
C'est la broche, moi je l'avoue.
Dont la roue attire mes yeux.
A son doux tic tac un jour les partis Signeront la paix entre deux rôtis.
Ce meuble, suivant maint vieux conte.
A manqué seul à l'âge d'or ;
C'est l'Amitié qui, pour son compte,
Dut en inventer le ressort.
Vivent ceux que sa main remonte !
Mais gloire à celui du trésor !
A son doux tic tac un jour les partis Signeront la paix entre deux rôtis.
CHANSONS DE BERANGER