‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 157 sur 340 · LES HIRONDELLES · texte numérisé non relu

LES HIRONDELLES

A m (le U roiiiaiico Je Josc|il).

Captif au rivage du More, Un guerrier, courbé sous ses fers , Disait : Je vous revois encore, Oiseaux enaemis des liivers.

Hirondelles, que l'espérance Suit jusqu'en ces brûlants climat», Sans doute vous quittez la France :

De mon pays ne me parlez-vous pas?

CHANSONS DE BERANGER

Depuis trois ans je vous conjure De m'apporler un souvenir Du vallon où ma vie obscure.

Se berçait d'un doux avenir.

Au détour d'une eau qui chemine A flots purs , sous de frais lilas , Vous avez vu notre chaumine :

De ce vallon ne me parlez-vous pas?

Ma sœur est-elle mariée ?

Avez-vous vu de nos garçons La foule, aux noces conviée, La célébrer dans leurs chansous?

Et ces compagnons du jeune àgc Qui m'ont suivi dans les combats, Ont-ils revu tous le village?

De tant d'amis ne me parlez-vous pas '!

L'une de vous peut-être est née Au toit où j'ai reçu le jour; Là d'une mère infortunée Vous avez dû plaindre l'amour.

Mourante, elle croit à toute heure Entendre le bruit de mes pas ; Elle écoute, et puis elle pleure.

De son amour ne me parlez-vous pas?

Sur leurs corps, l'étranger, peut-être.

Du vallon reprend le chemin ; Sous mon chaume il commande eu maître , De ma sœur il trouble l'hymen.

Pour moi plus de mère qui prie, Et partout des fers ici-bas.

Hirondelles de ma patrie, De ses malheurs ne me parlez-vous pas?

CHANSONS DE DERANGER

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