‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 309 sur 340 · LE ROSIER · texte numérisé non relu

LE ROSIER

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Toi dans ce lieu, toi dans la porcelaine! Que je te plains, joli rosier I Cette salle pompeuse est pleine D'un monde envieux et grossier Qui te souille de son haleine :

C'est le palais d'un financier.

Que je te plains, joli rosier!

Ici naguère apporté du village , De l'or tu subis le pouvoir.

Ce banquier veut qu'à son passage Pour lui tu fleurisses ce soir.

De ton parfum fais-lui l'hommage, Comme au Très-Haut fait l'encensoir.

De l'or tu subis le pouvoir.

Sous ce grand lustre à la flamme irisée, Arbuste aimé, tu vas mourir. Plaint-il, ce juif, finie blasée, Ceux que son fa«te fait souffrir?

Privé d'air pur et de rosée, Ah ! n'espère pas l'attendrir.

Arbuste aimé, tu vas mourir.

Mais près de toi passe un jeune poute Dans ce palais resplendis .ant ; Il courbe aussi sa noble tt'te Devant le riche tout-puiss.' it.

Des fièvres d'or de cette fête Il est saisi rien qu'en passant Dans ce palais resplendissant.

Ainsi que toi ce séjour l'empoisonne; Dieu vous rende à son beau soleil I Le luxe qui vous environne Va flétrir, en un temps pareil .

Et sa poétique couronne Et ton diadème vermeil.

Dieu vous rende à son beau soleil I

CHANSONS DE BERANGER

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NOTRE CtLOBE

Air :

Mais qu'est-ce enfin que la spliiTC où nous sommes? Que do renvois à puissance attractive

Un vieux wagon qui peut, en fendant l'air. Semblent lii-haut comme nous se mouvoir 1

Sortir du rail , au nez des astronomes, De ces wagons ce que je voudrais voir, Et nous verser sur son chemin de fer. C'est la locomotive.

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