REQUÊTE
PRÉSENTÉE PAIl LES CHIENS DE OIIAMTK, TOIin OBTENIR ni' nN I.ETR RENDE l'entrée libre AI' JARDIN DES TIMI.ERIKS
AlB : Faut J'Ia vertu, pas tro|i iiVn faut.
Pnisquo lo tyran est ii bas, Laissez-nous preiulrp nos (•lin (s.
Bh.
Aux maîtres des cérémonies Plaise ordonner que, dès demain, Entrent sans laisse aux Tuileries Les chiens du faubourg Saint-Germain.
Puisque le tyran est à bas.
Laissez-nous prendre nos ébats.
Des chiens dont le pavé se couvre Distinguez-nous à nos colliers ; On sent que les honneurs du Louvre Iraient mal à ces roturiers.
Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébats.
Quoique toujours, sous son empire, L'usurpateur nous ait chassés , Nous avons laissé sans mot dire Aboyer tous les gens pressés.
Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébats.
Quand sur son réfïnc on prend des notes, Grâce pour quelques cliifns félons!
Tel iiiii longtemps lécha ses bottes
Lui iiinrd aiijduril'lmi l(>s talons.
Piiisi|nr le (yraii l'st à lias.
Laissez-nous prendre nos ébats.
En attrapant mieux que des puces, On a vu carlins et bassets Caresser Allemands et Russes Couverts encor du sang français.
Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébats.
Qu'importe que, sur d'un gros lucre j L'Anglais dise avoir triomphé?
On nous rend le morceau de sucre ; Les chats reprennent leur café.
Puisque le tyran est à bas , Laissez-nous prendre nos ébats.
Quand nos dames reprennent vite Les barbes et le caraco , Quand on r. fait de l'eau bénite, Remettez-nous in sltitii (juo.
Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous jiroiulre nos éliats.
Nous promettons, pour cette grâce.
Tous, hors quelques barbets iiouteux.
De sauter pour les gens en place ,
De courir sur les malheureux, l'uisciue le tyran est à bas.
Laissez-nous prenilre nos ébats.
Gl
CHANSONS r>E BKRANCtER