‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 33 sur 340 · LE MAITRE D'ÉCOLE · texte numérisé non relu

LE MAITRE D'ÉCOLE

Am : Pan , pan , pan.

Ah ! lo niiiuvais garnement !

Sans respert il sort des bornes.

Je n'ai durini i[u'un ninment,

Et voilà Son ruiliiuent.

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon !

Le coi]iiin m'en fuit des eornes.

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon!

Le fouet, petit polisson !

Il a fait pis que cela

Pour ui'éehauffer les oreilles :

L'antre jour il me vola

CHANSONS DE BERANGER

Du vin que je cachais là.

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zoii !

Il m'en a bu deux bouteilles !

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon !

Le fouet, petit polisson!

Chez elle, quand le matin

Ma femme est à sa toilette,

Je sais que le libertin

Quitte écriture et latin.

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon!

Par la serrure il la guette.

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon!

Le fouet, petit polisson!

A ma fille il f.iit l'amour.

Et joue avec la friponne.

Je l'ai surpris l'autre jour,

Maitre d'école à son tour,

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon !

Rendant ce que je lui donne.

Zon , zon , zon , zon , zon , zon , zon !

Le fouet, petit polisson!

De le frapper je suis las ;

Mais dans ses dents monsieur gronde.

Dieu! ne prononce-t-il pas

Le mot de c... tout bas?

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon!

11 n'est plus d'enfants au monde.

Zon , zon , zon , zon , zon , zon , zon !

Le fouet, petit polisson !

PRIERE DTX ÉPICURIEN

CIUTI.ET KClilT ATX CATACOMBES LE lOTR OU S Y RENDIRENT LES MEMIIRES DE C.AVEAE

Ain : Cl' m:;gi>li-.it iirqiiwluilplc.

Du ihainp (jue ton pouvi'ir friciude, Vi i> Va Mort Iranrher les épis; Amour, ri''|inr.itcur du mon. le, RiHcilIn ji's cieurs nssnujiis.

A l'in'rreur qui nous euvirnune Oppose le besoin d'aimer; Et si la ?*Iort toujours moissonne.

Xi' ti' lassi> pas de semer.

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