‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 52 sur 340 · A MON MÉDECIN, LE JUUU DE SA FÊTE · texte numérisé non relu

A MON MÉDECIN, LE JUUU DE SA FÊTE

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Saluons de maintes rasades Ce docteur à qui je dois tant.

Mais, pour visiter ses malades, Je crains qu'il n'échappe à l'instant A ces soins son art le condamne, S'il vient un message ennemi.

Fiévreux, buvez votre tisane; Laissez-nous fcter notre ami.

Quoi! ne peut-on venir au monde Sans l'enlever à ses enfants?

Certaine personne un peu ronde Réclame ses secours savants.

J'entends ce tendron (jui l'appelle • Les parents même en ont Irénii. N'accouchez pas, mademoiselle; Laissez-nous fêler notre ami.

Oui, que ses malades attendent; Il est au sein de l'amitié.

Mais vingt jeunes fous le demandent D'un air qui pourtant fait pitié.

De Vénus amants trop crédule»;, Sur leur état qu'ils ont gémi!

Eh! messieurs, prenez des pilules; Laissez-nous fêter notre ami.

Qu'il coule gaiement son automne; Que son hiver soit encor loin!

Puisse-t-il des soins qu'il nous donne N'éprouver jamais le hesoin!

Puisque enfin dans nos embrassades Il n'est point heureux à demi, Mourez sans lui, mourez, malades; Laissez-nous fêter notre ami.

CHANSONS DE BKRANGER

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