‹ Chansons du 15e siècle, publiées d'après le manuscrit de la Bibliothèque nationale de ParisChapitre 14 sur 100 · XLIV · texte numérisé non relu

XLIV

Soubz une aubépine fleurie Il m'est venu souvenement D'une fleur plaisante et jolye 4 Que j'ay désiré longuement.

En vérité me prent envie D'aler veoir la belle au cueur gent,

XLIII. — ' « De beaucoup le plus grand » de ses amis, c'està-dire le plus cher.

* //, comme i7f, voy. xxxviii, 20.

* Apointement. voy. xv, 7.

^Fourrer la manche équivaut à « graisser la patte »; cf. rit. buona manda ou simplement tnancia, « pourboire ». On a dit aussi fourrer la paume (voy. l'historique de Littré au mot fourrer), fourrer la pâte (Grcsban, Passion, v. 3o62i), fourrer le poignet (Poésies attribuées à Villon^ éd. Jannet, p. i36), et, moins bien, fourrer au poignet (GoUcrye, p. 60).

XLIV. — ' Cette chanson se retrouve dans le ms. de Bayeux; le recueil de i543 d'A. Lotrian en contient une qui commence de même, mais qui diffère beaucoup après le premier couplet.

Mais je crains tant et me deslie 8 De ce faulx traître médisant.

Sy j'en devoye perdre la vie, Sy iray je tout droit vrayment Au lieu ou demeure m'amye :

1 2 Car je l'ayme perfectement.

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