‹ Chansons du 15e siècle, publiées d'après le manuscrit de la Bibliothèque nationale de ParisChapitre 25 sur 100 · LXIX · texte numérisé non relu

LXIX

On a dit mal de mon amy^ Dont j'ay eu le cueur bien marri; Qu'ont il affaire quel il soit, Ou il soit beau ou il soit lait, 5 Quant je luy plais et il me plaist?

Ung médisant ne veut onc bien :

Quant le cas ne luy touche en rien, Pourquoy va il mcsdire?

Il fait vivre en martire 10 Ceulx qui ne luy demandent rien.

Quant j'ay tout bien considéré, Femme n'est de quoy n'est parlé :

* Porion, poireau; forme qui subsiste dans plusieurs patois. LXIX. — * La première strophe se retrouve, mais assez différente, dans le recueil Attaingnant, Quarante-deux chansons.

Vêla ce qui m'avance^ De prendre ma plaisance; 1 5 Auxi dit on bien que je Tay.

Pleust or a Dieu qu'il fust ycj, Celluy que j'ay pris et choisy, Puisqu'on en a voulu parler !

Et deussent ils tous enraiger, 20 Je coucheroie avecques luy.

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