LA MERE DU SOLDAT
Clinnsori cnilc sur l'allinin d'ANDr.É Van IIvSSki.t.
Musique iJc M. Jiilcs Denefvp.
•■ Charmants oiseaux, que mon fils a vu naitre , ■• Charmante fleur qu'il planta de sa main , •• Pour le revoir en vain par la fenêtre " Mon regard plonge au détour du chemin. V On me l'a pris pour les rangs de l'armée : •• Je crois encore entendre le tambour ! ••
— Et les oiseaux et la fleur embaumée Avaient des chants et des parfums d'amour.
'• Il était beau ! r^lle ! j'en étais fière ! •• Que ne vint-il au monde contrefait ! " Quand il quitta notre pauvre chaumière , " En l'embrassant chaque voisin pleurait. •• On l'aimait tant ! j'en étais tant aimée ! •• Comme il plaisait aux filles d'alentour ! ••
— Et les oiseaux, etc.
•• Est-il vivant (• n'est-il plus ^.. ù torture!
•• De mon enfant j'entends toujours l'adieu !
•• Non, ceux qui font tuer la créature
•' Ne sont pas faits à l'image de Dieu.
•• Dieu dit : Amour ! — Guerre ! dit un pygmée.
'' Et moi , j'attends en ce triste séjour ! «
— Et les oiseaux , etc.
- l'SS -
•' Dans son enfance , ardente à le poursuivre ,
•' La mort semblait le marquer de son sceau ,
•' Passant les jours à travailler pour vivre,
" J'ai bien des nuits veillé sur son berceau.
^^ Vieille, à ses soins jetais accoutumée
V Car il devait me soigner à son tour ! ■>■>
— Et les oiseaux , etc.
" Oiseaux , chantez : de vos cliants , à cette heure , -• Vos gais petits se font les doux échos ; •• Fleur du printemps, parfumez ma demeure : •• Sur votre tige un bouton est éclos.
— Seule , au bonheur ma pauvre âme est fermée ! ■• Mon cher enfant reviendra-t-il un jour ? '^
— Et les oiseaux et la fleur embaumée Avaient des chants et des parfums d'amour.