RÉPONSE
a un tnast porté par des ofilciers de l'armée aux honnête? ouvriers.
Air de la Sentinelle. — 31.
Quoi ! VOUS buvez aux dignes travailleurs , Et c'est le cri d'une âme grande et vraie : Dès qu'un chômage a fait couler des pleurs, Chacun de vous offre un jour de sa paie.
A votre toast, nobles soldats.
Je répondrai sans flatterie :
Du pays vous êtes le bras,
Mais comme nous, n'êtes-vous pas
Aussi le cœur de la patrie , De la patrie !
Dans mes refrains j'ai tant chanté la paix , Dans mes refrains j'ai tant maudit la guerre ; Mais croyez bien que je l'appellerais Pour conserver la liberté si chère !
Ma lyre , en de pareils combats , Du canon aurait la furie.
Alors nous serions tous soldats :
La tête , le cœur et le bras , Ah ! tout serait à la patrie , A la i)atrie !
3 juin 1850