‹ Chansons. Éd. complète, avec les airs notés et le portrait de l'auteurChapitre 72 sur 218 · FABLE · texte numérisé non relu

FABLE

A)R : Tou.t le lonfi de la rivière. — 2r.

Un haut épi, des plus hautains.

Traitait tous les autres de nains :

Bien qu'en tout il parût burlesque , C'était un épi gigantesque !

Il eût fait honte, en son essor, Au plumet d'un tambour-major.

Mais (à ces mots mon œil devient humide) Cet épi si haut n'était qu'un épi vide. Hélas ! c'était un épi vide.

— " Qui là-bas marche de travers ■■■> Sous le lourd fardeau de ses vers ? " C'est un fruit de l'Académie :

•' Adieu donc , Moisson , ô ma mie ; "Je vais rejoindre cet auteur " Qui sut se mettre à ma hauteur !

V De parvenir aussi je suis avide. •' — Ainsi s'exprimait cet épi fier et vide , Ainsi parlait cet épi vide.

Un taucheur vint (c'était la Mort,) Et dit : '• Pourquoi crier si fort ( •' Réponds, A vaine créature, » A (pKti scrs-îu dans la nature i

— Klô —

•• Au .sein (le ton vaste néant , •' Dieu ne t'aperçoit pas, géant 1 Mais il sourit au plus humble qui passe Quand d'un peu de bien il laisse ici la trace , " Dieu sourit à l'humble qui passe ! ••

24 juin 1850.

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