LA MESSE DU SAINT-ESPRIT
AïK lie la Sentinelle. — si.
De beaux enfants, au regard triste et doux. Disaient entre eux en allant à lecole : " Notre curé n'invoque point pour nous •• Le Saint-Esprit, par sa haute parole.
•' Nul de nous, dans l'ardeur du jeu,
•- Ce matin n'a peiné sa mère !
•• Et l'on nous ferme le saint lieu :
•' Qu'avons-nous donc fait au bon Dieu
" Pour refuser notre prière, " Notre prière ? "
•• Priez, enfants, leur dis-je alors tout bas.
- Un jour le Christ, toujours bon pour les autres,
•• Vit des enfants qui couraient sur ses pas
•■ Et que voulaient repousser ses apôtres.
— -^ Les chasser, je vous le défends,
- Dit le Christ : auprès de mon père •• Les faibles seront triomphants !
•• 'Venez à moi, petits enfants.
" J'accueillerai votre prière, " Votre prière ! "
•- N'accusez point de l'erreur des prélats
•• L'humble pasteur qui vous guide et vous aime ;
Priez, enfants, ne leur en voulez pas : Soyez chrétiens malgré leur anatlième.
" Plaignez-les, ils sont malheureux :
" Que Dieu leur rende la lumière !
" Enfants , cœurs vrais et généreux , " Ah ! priez le bon Dieu pour eux :
v II entendra votre prière, « Votre prière ! «
COUPLET
Air de la Sentinelle.
Grands discoureurs , géants de la raison ,
Qui , du cliaos d'une lutte inféconde ,
Faites surgir des chartes à foison ,
Changez les mœurs, vous changerez le monde. Qu'un frère demande son lot, De son honneur pesez la somme ; L'honneur seul régnera bientôt Et vos chartes n'auront qu'un mot :
Notre peuple , c'est l'honnête homme , L'honnête homme !