‹ Chansons et chansonniersChapitre 38 sur 68 · Prologue · texte numérisé non relu

Prologue

On gratte au front des édifices Les noms sacrés de Liberté, Sans oublier ses deux complices Egalité, fraternité!

La pauvi'e France désarmée Assiste, ]a rougeur au front, Aux saturnales dune armée Lui crachant ce suprême affront.

Chœur

Mais la devise réprouvée, Pour refleurir aux jours meilleurs.

Bien inieux que sur l'airain, pour jamais est gravée Au frontispice des grands cœurs.

Libcrlâ

La République spoliée,

Debout, pleurant sur ses débris,

Cache sa face humiliée.

Ses pieds sanglants, ses seins meurtris...

Pour cette mère universelle,

Traînant tout un peuple irrité,

Le glaive au poing!... terrible et belle.

Arme-toi donc, ô liberté!...

Égalité .

Egalité trop caressante, De ton triangle méprisé Courbe une faux étincelante, Taille un manche au fer aiguisé...

Et comme on fait des hautes herbes, Dans les prés murs, aux jours d'été, Pour niveler les fronis superbes Arme-toi donc. Egalité !

FrafernUé .

Fraternité, le prolélaire Est enfin las d'avoir aimé.

Pour commencer la sainte guerre Le monde attend son Christ armé !

Paix à l'amour, place à la haine !

De par la sainte vérité Et l'exécrable race humaine, Arme-toi donc. Fraternité !

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