‹ Chansons et chansonniersChapitre 7 sur 68 · PANARD · texte numérisé non relu

PANARD

Charles-François Panard était né à la fin du dix-septième siècle, en 1691, à Courville (Eure-et- Loir). Il vint à Paris et trouva un emploi dans un bureau.. II n'était pas ambitieux; ses appointements, suffisant aux besoins de sa vie, le rendaient heureux. Il n'était pas pique-assiette comme Crébillon fils, qui faisait le désespoir de son papa par son indolence et sa paresse.

Panard avait une vie très régulière, paisible et honnête. Il observa toujours la morale dans ses œuvres. Il eût rougi de faire des chansons licencieuses comme certains de ses amis. Il n'était pas soigneux de sa personne. Sa mise était très négligée. Il n'était pas flatteur et vivait dans une indépendance relative, dont il était fier. Enfin, la probité de sa vie le mettait en grande estime auprès de ceux qui le fréquentaient.

Voici ce que Déranger dit de ce joyeux rimeur :

« Panard est un des noms que les chansonniers » ont dû répéter le plus souvent. Le premier peut- » être, il a soumis la chansoa à une correction » étudiée et à une grande richesse de rimes. Il a

» commencé à rendre ce genre difficile pour les » simples amateurs. C'est cependant plutôt un » coupletteur habile qu'un vrai poète. )^

Panard ne fit pas que des chansons excellentes ; il travailla encore pour le théâtre. Il eut une pièce jouée au Théâtre-Français, en 1735, et une quinzaine d'opéras-comiques au Théâtre de la Foire. Mais sa réputation de rimeur et d'homme d'esprit n'est basée que sur le recueil de chansons signé de lui.

Nous prendrons dans son œuvre :

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