Pour diouz-in, en trécorrois, et mieux, ouz-in
Quand M. le maire l'a entendu, — vite il s'est levé debout;
Le pauvre domestique disait — à son maître le maire, dès qu'il le voyait :
« Mon pauvre maître, si vous m'écoutez, — vous n'irez pas leur parler; — car il y a contre vous une méchante rumeur (colère ou menace). »
M. le maire répondit — à son domestique, dès qu'il l'entendit :
« Peu m'importe qui se trouve là; — je vais aussitôt leur parler. »
Quand il est arrivé au seuil de la porte, — deux l'ont saisi au collet, — ils l'ont emmené hors de la maison :
« Monsieur le Maire, venez avec nous, — pour lire une lettre que nous avons.
Da lenn eul lizer zo hine
Digaset d'imp gant maer Ponti'e. —
Ann otro maer a respontaz
D'ann daou den-man, 'vel m'ho c'hlewaz :
— Na ma zo gan-ac'h lizerio, Antreed aman 'n ti Lanno,
Ha m'hen lenno deuz ar golo. —
Ann daou den-man a respontaz Da vaer Peurit, pa hen klewaz ' :
— E ti Lanno n'antrefomp ket, Rak n'eo ket mad e vemp gwelet; Demp d'ober ann dro d'ar vered,
Ha ni c'hai gan-ac'h d'ar Waz-Vian, Hag he* lennfed e-tal ann tan. —
1. Ce singulier est une licence ; il faudrait, régulièrement, le pluriel i/euyon<.
2. He, c'est le singulier. Plus haut, on lit pourtant lizet'o, des lettres. La difficulté grammaticale serait levée, s'il y avait, au lieu du 'pronom he, la caractéristique de l'impersonnel verbal e ; « e kltwfed, vous lirez ». Dans l'esprit du chanteur, Hzero avait l'équivalence d'un singulier ; comme litters, en laiin, avec le sens de epislola.
Pour lire une lettre qui a été aujourd'hui — à nous envoyée par le maire de Pontrieux. »
M. le maire répondit — à ces deux hommes-ci, dès qu'il les entendit :
« S'il y a avec vous des lettres, — entrez ici, dans la maison de Lanno, — et je les lirai à la chandelle. »
Ces deux hoinnles-ci répondirent — au maire de Pommerit, quand ils l'entendirent :
« Dans là maison de Lanno nous n'entrerons pas, — car il n'est pas bon que nous soyons vus; — allons faire le tour du cimetière;
Et nous irons avec vous à GWi<z-Bihan ', -- et vous les lirez près du feu. »