MA MAITRESSE' CHARMANTE
Cette année j'étais marié — ta ri ti tra la la la la — celte année j'étais marié ; — et si j'avais voulu (m. à m. si je voulais), je ne le serais pas ;
A une jeune fille charmante en aucune manière — ta ri ti tra la... — à une jeune fille charmante en aucune manière, — mais à une fille vilaine et sans façon.
Aussi grande est la bouche de ma maîtresse — que le four-à-chaux de Morlaix.
Pour accomplir un tour à ses lèvres — c'est (il faut) de quoi faire deux roues de devant.
1. Le mot mestrez n'a pas en breton, le sens absolu du français correspondant maitresse ; il veut dire, quelquefois : fiancée^ femme ou jeune fille à qui Von fait la cour.i. Ma mestrez koant^ traduction exacte ; ina jolie femme i
GWKRZ ET SONN 175
Kement eo peb branel hi fri 'Vel ma eo kloc'h braz ar Vali.
Eunn daou-lagad a zo 'n hi fenn, Zo 'vel daou-lagad eunn ijen ;
Kement eo hi daou-lagad
'Vel daou-lagad eunn ijen mad.
Eunn diou-skouarn a zo 'n hi fenn, Zo ken ledan ha diou grampoen.
'Tre lein hi fenn ha choug hi c'hil Zo daou devez baie d'eur c'houil.
Dre gorn hi skoa e c'houez hi fri :
En kreiz ma c'halon a plij d'in.
Unan tra plij d'in en ezhi, Daou droatad hanter 'zo 'n hi fri.
Aussi grande est chaque narine de son nez — que la grande cloche du Bali ».
Deux yeux elle a dans la tête, — qui sont comme les deux yeux d'un taureau ;
Aussi gros sont ses deux yeux — que les deux yeux d'un bon taureau.
Deux oreilles elle a dans sa tête, — qui sont aussi larges que deux crêpes.
Entre le sommet de sa tête et la nuque — il y a deux journées de promenade pour un insecte.
Elle se mouche le nez au coin de son épaule : — au fond de mon cœur elle me plait.
Une seule chose me plait en elle, — (c'est qu)'il y a deux pieds et demi dans son nez.