J4 CHANSONS ET POÈMES
Non pas ; celle chanijanle tête, Celle bouche au conlour si (in, Ces yeux, ces Iraits, ce corps divin, Ce n'est pas œuvre de poète.
Gnomes à taille contrefaite, Basilics, vampires hideux.
Vilains animaux fabuleux, Voilà ce que crée un poète.
Mais ce visage gracieux.
Celle mine noble et discrète.
Ces doux regards si dangereux, Ce n'est pas œuvre de poète.
Comme la jeune Aphrodite, Fille des flots, — ma bien-aimée Brille en l'éclat de sa beauté...
Las ! d'un autre elle esl l'épousée.
O mon cœur, sache sans colère Supporler celle trahison Et tout le mal que, sans raison, T'a fait cette folle si chère.
Bien que la trahison ait déchiré mon âme, Pourtant je n'aurai pas contre toi de rancœur. En vain te pares-tu de bijoux, pauvre femme : Nul rayon ne peut luire en la nuit de ton cœur.
Dès longtemps je le sais ; car j'ai vu dans un rêve Que tout est désormais ténèbres dans ce cœur Et que par un serpent il est rongé sans trêve : Ta vie est à jamais condamnée au malheur.
Au malheur. C'est pourquoi je n'ai pas de colère : Je sais que notre lot commun est le malheur. Jusqu'au jour où la mort glacera notre cœur, Ma belle, il nous faudra souffrir même misère.
Je vois bien un sourire à ta lèvre ironique ; Je surprends un regard de défi dans tes yeux ; Ton beau sein se soulève et proteste, orgueilleux ; N'importe: il nous faudra souffrir misère unique.