‹ Chansons et poèmes /Henri HeineChapitre 38 sur 39 · XI. — fJpilor/ilC · texte numérisé non relu

XI. — fJpilor/ilC

Ainsi que les épis croissent dans les guérels, Ainsi, dans les esprits, mûrissent les pensées ; Mais celles du poêle, ardentes et pressées, Sont comme des coquelicots et des bleuets.

Bleuets, coquelicots, vous semblez inutile

Au rude paysan, quand il fait la moisson

Et les rustres, armés de leurs tléaux agiles,

Vous broient avec dédain en sifllant leur chanson;

Bien plus, le promeneur dont vous charmez la vue

Trouve après tout votre beauté très supcrllne.

Mais vous êtes cueillis avec empressement Par la (ille des champs ; vous oLes sa couronne. Et, sans d'autres atours que ce Irais orncmcnl, Elle court vers le bal où le fifre résonne, A moins qu'ayant au cœur son amoureux secret Elle n'aille plutôt vers lombrage discret : Car la voix de l'aimé l'attire plus encore ( )ue le violon tendre et le (ifre sonore.

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