AUX FONDATEURS
DE L’ANCIEN CAVEAL.
Air ; Du curé de Pompone.
Joyêux Fondateurs du Caveau, Si vous chantez encore , Mandez-moi le refrain nouveau Que le Styx voit éclore;
Les hôtes et le logement ,
Pariez, que vous en semble?
Et dites-moi franchement Comment
Les morts vivent ensemble.
Dites , messieurs les beaux esprits Sont-ils toujours en guerre ?
Au Tartare a-t-on des amis Meilleurs que sur la terre?
Est-il de plus heureux époux.
Des femmes plus fidèles ?
En un mot, chez vous Plus que chez nous , Trouve-t-on des crueljes?
L’onde nqire vaut-elle , amis ,
Le vin blanc de Landelk? Caressez-vous comme à Paris , Muse, bouteille et belle?
Oui, vous aurez changé, je crois , Les enfers en guinguette; Grâces à vps couplets grivois ,
Je vois
Les diables en goguettes.
Ma foi , c’est Je pas , ou jamais , De chanter et de rire.
Préparez de joyeux couplets, Partagez mon délire.
Lorsque l^prun vers l’Achéron Vole embrasser Pindare,
A l’instant Laujon ,
En luron,
Sur son fauteuil se carre.
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Le temps menaçait de raser L’ülustre académie ,
On prit Laujon pour amuser \
Chaque parque ennemie.
Jeune encore à quatre-vingts ans ,
Il rit, chante et s’enivre.
Doyen des gourmands ,
Aux plus savants Il peut apprendre à vivre.
Piron sans doute approuvera Le choix qu’on vient de faire ;
A nos quarante il cessera De déclarer la guerre.
Aux sombres bords on chantera Cette nouvelle heureuse; •
, Mais là-bas portera Qui voudra Cette épître joyeuse.
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