INTRODUCTION
Tout (C abord c'est Napoléon lui-même.
Il fatiguait la victoire à le suivre.
Elle était lasse : il ne l'attendit pas.{^)
dont il nous fait retracer la vivante image par un pauvre soldat. Puis c'est dans Madame Mère " cette grande Latitia que Carducci représentera plus tard."
' ' Sul selvaggio mare e Marna chiama se da V America, se di Britannia, se da l'arsa Ajrica Alcun di sua tragica proie Spinto da morte le approdi in ssno."
C'est encore le Roi de Rome qui écrit à son petit cousin le Duc de Bordeaux auquel il donne h méditer sa propre histoire.
Sur des lauriers Je me couchais.
La pourpre seule m' environne.
Des sceptres étaient mes hochets — Mon bourlet fut une couronne —
les demi-soldes qui parlent aux jeunes de V Ancien qu'ils n'ont pas connu le vieux sergent
Près du rouet de sa fille chérie.
la " Fivandière " qui suivit les soldats des Alpes aux déserts, de Moscou au bords de l'Ebre. Tous enfin, tous ceux qui furent a la gloire, aux honneurs comme a la peine ceux qui remportèrent la victoire que l'on vit en tous les cours du monde balafrés, grognards, mais fidèles, font escorte dans les chansons de Béranger a la redingote grise du Petit Caporal. Et tous avec leur culte du (1) Le Cinq Maû
xxlv INTRODUCTION
passé triomphant nous font aimer la France. N^est ce pas dans le recueil des chansons de Béranger que le duc (COrlèansQ^ apprit aussi a la chérir. Quel français de nos jours peut il le lire sans être ému ?
Cest au patriote dont le dernier chant fut un " adieu a la France, a P homme simple bon et charitable, au poète qui aux jours tristes sut lui donnei la confiance et la gai té en même temps qu^ il prenait sa déjense, que le peuple entier fit de magnifiques funérailles. Ratifiant ce juge- 7nent de ses concitoyens, pour résumer la vie et les œuvres de Béranger, nous n'avons rien de mieux h dire qi^a rappeler les paroles par lesquelles, a sa dernière heure, il prit congé de Pabbé Jousselin. '■'■Votre caractère vous donne le droit de me bénir. Moi aussi je vous bénis. Priez pour moi et pour tous les malheureux, ma vie a été celle d^un honnête homme. Je ne me rappelle rien dont j^aie a rougir devant Dieu "
(1) Fils aine de Louis Philippe. Prince accompli qui mojirjtt d'un accident de voiture la 13 Juillet 1842.
'z^^,.^ |^^Wi«/U^,