‹ Chansons parisiennesChapitre 14 sur 16 · ADRIENNE · texte numérisé non relu

ADRIENNE

Muî^ique (le M. Arflnir Knlbreiuier

Depuis fort longtemps on giox^ Sur la femme et son amour S'effeuillant comme une rose, Changeant d'amant chaque jour.

Mademoiselle Adrienne Est faite différemment, Voilà son unique antienne :

Je n'aime que mon amant.

guand le curé la gourmande.

Et lui dit : « Mariez-vous; Monsieur l'adjoint vous demande C'est un modèle d'époux.

Il vous offre sa fortune.

Un fort joli traitement. . . »

Non, répond la jeune brune, Je n'aime que mon amant.

Sîi inèi-e lui dit : « Ma ûlle, Tu fâcheras tes parents ; Tu délaisses ta famille Qui fouvre ses bras tout g-ran.l- Rentre à la maison, viens vite, Obéis à ta maman. »

Jamais, répond la petite.

.Te n"aime que mon amant.

Un monsieur chauve s'appvuc-ht Chuchottant, Tair triomphant :

« Je t'aime , petite roche.

Allons, ne fais pas Tenfan^ .

Je te paie une toilette Plus, un riche appartement. >^ Merci, répond la grisette.

Je n'aime que mon amant.

Bientôt la ])elle Adrienne Ne vivant plus que d'anuxir.

Vit sa robe dindienne L'abandomier à son tour.

Lorsque, seul, Tamour habille.

C'est d'un mince vêtement.

Elle chante, pauvre liUe :

Je n'aime qupmon amant.

Pour termiiiHi- la misère, Son amant lui dit : a Demain En présence de ta mère, Je te demande ta main.

Cette fin u"est pas mortelle, On s'épouse en un moment. »> Point de mari . répond-elle , Je n'aime que mon amant.

Mars JStJO.

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