ADRIENNE
Muî^ique (le M. Arflnir Knlbreiuier
Depuis fort longtemps on giox^ Sur la femme et son amour S'effeuillant comme une rose, Changeant d'amant chaque jour.
Mademoiselle Adrienne Est faite différemment, Voilà son unique antienne :
Je n'aime que mon amant.
guand le curé la gourmande.
Et lui dit : « Mariez-vous; Monsieur l'adjoint vous demande C'est un modèle d'époux.
Il vous offre sa fortune.
Un fort joli traitement. . . »
Non, répond la jeune brune, Je n'aime que mon amant.
Sîi inèi-e lui dit : « Ma ûlle, Tu fâcheras tes parents ; Tu délaisses ta famille Qui fouvre ses bras tout g-ran.l- Rentre à la maison, viens vite, Obéis à ta maman. »
Jamais, répond la petite.
.Te n"aime que mon amant.
Un monsieur chauve s'appvuc-ht Chuchottant, Tair triomphant :
« Je t'aime , petite roche.
Allons, ne fais pas Tenfan^ .
Je te paie une toilette Plus, un riche appartement. >^ Merci, répond la grisette.
Je n'aime que mon amant.
Bientôt la ])elle Adrienne Ne vivant plus que d'anuxir.
Vit sa robe dindienne L'abandomier à son tour.
Lorsque, seul, Tamour habille.
C'est d'un mince vêtement.
Elle chante, pauvre liUe :
Je n'aime qupmon amant.
Pour termiiiHi- la misère, Son amant lui dit : a Demain En présence de ta mère, Je te demande ta main.
Cette fin u"est pas mortelle, On s'épouse en un moment. »> Point de mari . répond-elle , Je n'aime que mon amant.
Mars JStJO.