‹ Chansons populaires de l'AinChapitre 10 sur 259 · PRÉFACE XX · texte numérisé non relu

PRÉFACE XX

qui se sont essayés plus ou moins adroilemcnt à Tiinitalion des auteurs du temps. Cet art, si c'en est un, n a rien de commun avec Taft populaire.

Parmi les chansons recueillies en Bresse, une seule, bien qu'on la retrouve, paraîl-il, en Auvergne et dans le pays de Vand, semble faire allusion à la longue domination des Savoyards dans notre pays et aux nombreuses luttes qu'ils eurent à soutenir sur notre territoire. C'est la ronde satirique du Petit Roi de Sardaùjne. M. Philibert Le Duc, qui en a donné une variante en patois bressan \ tirée d'un manuscrit de 1715, y voit une allusion au duc Charles-Emmanuel, dit le Grand, on ne sait trop pourquoi, qui, après la mort de Henri III, éleva des prétentions au trône de France comme iils de Marguerite, sœur de Ilenri II, et en prit occasion de ravager grandement quelquesunes de nos provinces.

La complainte du Maudit Anglais est à coup sur d*une origine beaucoup plus reculée; il est d*ailleurs bien peu probable qu'elle ait pris naissance chez nous. On en trouvera des variantes, plus héroïques et qui semblent moins altérées, dans la Normandie pittoresque et merveilleuse de M"' Amélie Bosquet, et dans Tétude de M. de Beaurepaire sur la poésie populaire dans rAvranchin*. D'après M. Ilalhery, qui Ta citée avec éloges dans un de ses articles du Moniteur^ il s'agirait du mariage de Catherine de France avec Ilenri V d'Angleterre. Mais, en ce cas, notre version serait plus conforme à la vérité que celles où la femme de TAnglais se tue pour échapper au

' PIiililMTt Le Dur, t'haïuons cl Lettre:!; p'Uniscs Brcs.stinncSt Bugeysicnncs cl

* Dan* CCS v^irhnUcs, la femme de l'An^'Iais profère la mort au dcshonneur. Cli«'Z*iioii5, fil»; se résigne un pou hioii vile. M. Smith {Homania, 4874) tioniK' dc^ v»T>i«ni^ om(»niiil»''»*s dii F»r«'Z vl au Volay, qui se i approchent iM^aucoup d«* la nôtre.

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