‹ Chansons populaires de l'AinChapitre 147 sur 259 · MON TENDRE CŒUR · texte numérisé non relu

MON TENDRE CŒUR

Je ferme ma porte à minuit.

L'on frappe, Ton fait bien du bruit, (i^est la voix de mon aimant Qui frappe si doucement Que je lui dis : Mon tendre cœur.

De moi n*ayez point peur.

Oh ! c*est donc toi, mon cher aimant.

Que je regrette si souvent!

Toutes les fois que je fai pleura.

Je t*y croyais mort à larmée.

Hélas ! je t*y croyais au trépas Dans le champ du combat.

T'en souviens-tu, il y a six ans.

Ce que tu m'avais promis en partant?

Tu m'avais juré la foi

Que souvent tu m'écrirais.

Hélas ! si tu m*avais envoyé.

Tu m'aurais reconsoléc.

Avec toute ta liberté, i ,.

Tu vas retourner à l'armée. ) Hélas! quand tu auras toa congé, Tu m'y viendras retrouver.

Dicte par Jeanne Vugnon, femme Cterel, à Ceyïérial (Ain).

RÉVEILLEZ-VOUS, JNANETTE

De bon matin, quand jo mo lèvc^

Do bon malin il n'est pas jour,

Oh ! j*en suis allé voir ma mie,

(Vcst pour lui souhaiter le bonjour.

Udvcillez-vous,mieNanette, réveillez-vous !

Auparavantquejem'enaille,jeparleàvous.

IJuand la Nanette a entendu

A la voix do son prétendu,

Oh ! Ta mis son cœur aux fenêtres,

L*a salué.

Oh ! le galant la remercie Très humblement.

Il me ressemble, à votre habit, Ou'à la guerre vous allez parti?

Vous verrez une, vous verrez Tautre,

Vous m*oubli«Tez.

Kn attendant dr vos nouvelles,

.r m'v marierai.

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