PRÉFACE XXXV
Si elle avait été plus riche, peut-être Teùt-on épousée.
Ahl dis-moi donc, Taiinant que j'aime, Quand nous marierons-nous les deux?
— Si tu avais six mille francs, Vous parlerions de mariage.
Le galant, cette fois, est sincère; sincère aussi quand il courtise une femme d*Age, mais amplement pourvue des biens de ce monde. Et si, par extraordinaire, sa mère, moins ùpre au gain, vient lui dire :
Il vaudrait mieux pour toi Épouser la fllletle,
Un mot répond à tout :
La veuve a de l'argent.
D*autres sont heureusement plus accommodants, et on se met en ménage, à la diable, sans trop s*inquiéter de Tavenir. Arrivent les enfants ; ils seront quand même le biens venus.
De quoi les nourrirez-vous,?
— Avec de la farine, Comme les autres, Avec du lait de mes tétons.
Comme les autres font.
De quoi les habilleroz-vous?
~ Avec des guenilles, Comme les autres.
Guenilles et ^uenillons.
Comme les autres font.
La mère, il est vrai, préférerait voir sa fille mariée au richard qui la reluque. Il est vieux, il est laid, il est tortu, il est bossu. Qu'importe ?
Prcnd^-le, prends-le toujours, ma fllle.
Il faut l'aimer,