LA FILLE D'UN BOULANGER
C'est la lilh' d*un boulanger, Kn passant sa farine L'a tant passé la nuit, le jour.
Que son cotillon devient court.
L'en devient court sur le devant.
Sur le derrière Ten devient grand.
L'a envoyé à son aimant Qui se renvienne promptement.
Elle a écrit le samedi ;
La dimanche il arrive.
Tout en «entrant dans la maison:
Marguerite, qu'avcz-vous donc?
iN'avez-vous pas encore déjeuné,
Marguerite, ma mie?
Pour déjeuner jt» ne saurais,
J'ai bien d'autres choses à penser.
$02 CHANTS LÉGENOAIRES ET ANEGDOTIQCES
Es-tu Tenu pour m'épouser^ Pierre, mon ami Pierre ?
Pour t'épouser, je ne peux pas.
Je suis au service du roi.
Ne vous chagrinez donc point tant, Marguerite, ma mie. Dans mon grenier, il y a du froment Pour nourrir la mère et Tenfant.
II a mis le pied-z-à Tétrier,
Et la main à la bride,
L'a pris son chapeau sous son bras :
Adieu, la belle, je m'en vas.
Dicté par Jeanne Vugnon, femme Cherel, à Ceyzérial (Ain).