‹ Chansons populairesChapitre 63 sur 89 · LES COTES D'ANGLETERRE · texte numérisé non relu

LES COTES D'ANGLETERRE

L'autre jour, dans le parlement (Ceci se passe en Angleterre) , Certain amiral , vieux Normand , Connu pour son bon caractère, S'écriait : « La France est là-bas, Debout sur ses falaises hautes.

Messieurs , ne nous endormons pas

Fortifions ,

Fortifions , Fortifions nos côtes.

« Nos armements sont incomplets ; Notre marine est déplorable ; Douvres n'est pas loin de Calais ; Gibraltar n'est pas imprenable.

Cherbourg ne s'est-il pas permis De nous traiter comme des hôtes?

\os amis sont nos ennemis :

Fortifions ,

Fortifions , Fortifions nos côtes. «

a Devant le commodore anglais , Dit un autre , je me découvre ;

Mais si Douvre est près de Calais , Calais n'est pas bien loin de Douvre.

Quoi ! la France , en combat naval , Vrai, c'est à s'en tenir les côtes, Lutter avec... mais c'est égal :

Fortifions ,

Fortifions , Fortifions nos côtes, n

Alors un minisire fameux

Dit : « Messieurs , je suis bien le \ otre ;

Vous avez raison tous les deux ,

Mais vous avez tort l'un et l'autre.

Le ministère qui n'est plus

Avait commis fautes sur fautes.

Savez- vous ce que j'en conclus?

Fortifions , • Fortifions ,

Fortifions nos côtes. «

Chers Anglais , gardez votre sol ; Votre tâche est assez remplie :

Vous avez pris Sébastopol Et combattu pour l'Italie.

Vous possédez la Toison d'or; Reposez-vous, fiers Argonautes.

Si le cœur vous en dit encor,

Fortifiez ,

Fortifiez , Fortifiez vos côtes.

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