‹ Chansons populairesChapitre 65 sur 89 · LA FERME DE BEAUVOIR · texte numérisé non relu

LA FERME DE BEAUVOIR

C'est à la ferme de Beauvoir

Qu est un troupeau de vaches blanches.

Je vais là-bas, tous les dimanches,

Rien que pour les voir.

Quand elles mangent dans Tëtdile, On dirait des gourmands à table ; Et, lorsque les foins sont rentrés, Elles s'abattent sur les prés

Comme des avalanches.

Je vais le dimanche à Beauvoir, Pour seulement apercevoir

Les grandes vaches blanches.

C'est à la ferme de Beauvoir

Qu'est un grand chien qui bat les antres.

Le lundi, j'y mène les nôtres,

Rien que pour le voir.

Mais dès qu'ils ont pu reconnaître De quel côté s'en va leur maître.

Ils disparaissent pas à pas, Tête en arrière et queue en bas.

Comme petits apôtres.

Le lundi, je vais à Beauvoir, Pour seulement apercevoir Le chien qui bat les autres.

C'est à la ferme de Beauvoir Qu'est le vieux berger Nicodème.

Tous les jeudis, j'y vais de même.

Rien que pour le voir.

Il me raconte un tas d'histoires; Il épelle dans des grimoires Et lit couramment dans la main.

l\ est long comme un grand chemin

Et sec comme carême.

Le jeudi , je vais à Beauvoir, Pour seulement apercevoir

Le berger Nicodème.

C'est à la ferme de Beauvoir Qu'est une fillette que j'aime.

Denise est son nom de baptême ,

Et je vais la voir.

Ce n'est pas pour les vaches blanches Que je vais là tous les dimanches; Je n'y vais pas tous les lundis Pour le chien , ni , tons les jeudis ,

Pour le vieux Nicodème.

Tous les jours, je vais à Beauvoir, Pour seulement apercevoir

La fillette que j'aime.

no GUSTAVE NADAIM).

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