LE BONHOMME SÉRAPHIN
Dans ma ville de province, Etant enfant, j'ai connu Un vieillard petit et mince Dont le nom m* est revenu.
Il s'habillait à la mode Des écoliers ; mais enfin , Il était vieux comme Hérodc , Le bonhomme Séraphin.
Et nous disions au collège Que ses cheveux fins et longs , Ayant traversé la neige , Etaient redevenus blonds.
Notre tête est une cage Faite pour un hôte ailé ; Elle a perdu son usage Quand F oiseau s'est envolé.
Dans sa folie ingénue, Le pauvre vieillard disait Sa jeunesse revenue :
Est-ce lui qui s'abusait?
Avec ses traits doux et blêmes Il inspirait la pitié :