LES FILLES DE CHENECEY
C'est à Clienecey (i), En vérité, Qu'il y a des filles En quantité.
Il y en a tant, De petites et de grandes.
Qui sont à marier !
Personne ne les demande.
Les filles se sont rassemblées ; Une lettre ont composée.
Elles l'ont portée Au curé du village.
— Tenez monsieur le Curé, Publiez cette lettre.
Le curé n'a pas manqué, A la messe a publié :
— Ecoutez tous, garçons du village Qui êtes à marier.
Les filles vous demandent.
Les garçons se sont rassemblés.
Au cabaret s'en sont allés.
Buvons, chantons Faisons réjouissance !
Nous sommes à marier.
Les filles nous demandent.
(1) Une autre version dit ; C'est à Geneuille Ce noble lieu Il y a des filles Tant qu'on en veut.
Buchon publie la même cnanson sous ce titre : Les filles de Vésigneux, avec les variantes suivantes :
Le Curé n'y a pas manqué, Cette lettre il a publiée.
— Garçons faites réjouissance !
Car vous serez Tous mariés ; Les filles vous demandent.
Les garçons entendant cela, Se sont mis à rire aux éclats.
En se tordant la panse.
— Non, non, merci monsieur le Curé, Merci d'ia préférence.
Les filles se sont regardées Et se sont mises à pleurer.
— Maudits soient le papier et l'encre, Puisque quoi qu'on fasse aujourd'hui, Rien ne nous avance.