‹ Chansons populaires recueillies en Franche-ComtéChapitre 167 sur 171 · LA MORT DE JEANNETTE · texte numérisé non relu

LA MORT DE JEANNETTE

Variante Du désespoir du jeune marin (5 .

Nous étions trois garçons Pour aller dans les lies, [his) Toujours en regrettant Nos tant jolies maîtresses, Que nos cœurs aiment tant.

Le plus jeune des trois Regrettait tant la sienne, {bis Qu'avant de la quitter, Au bois des amourettes.

S'en va la consoler.

(1) Buffet de cuisine à étagère.

(2) Blessons secs, poires sauvages séchées.

(8) Chaudron employé avant les marmites de fonte.

(4) CuN'eau à lessive.

Adieu mon tendre cœur, Ne pleurez pas mignonne, {bis) Bientôt je reviendrai. Au bout de la campagne, Je vous épouserai.

Quand il fut arrivé, Tout là-bas dans les Ile&, (bis) Lui prit un mal de tête, Un grand point de côté, Croyant que dans ces iles.

Il faudrait décéder.

Il s'en fut aussitôt Trouver son capitaine :

— Donnez moi mon congé Pour aller voir Jeannette Qu'au pays j'ai laissée.

Le capitaine lui dit,

Comme un brave homm' de guerre:

— Prend ta cocarde blanche, Ton joli passeport.

Va-t'en revoir Jeannette

Et t'en reviens d'abord.

Quand il fut arrivé Au logis de son père :

— Où est ma mie Jeannette, Qu'elle n'est point ici?

— Son corps est dans la terre, Son àme au Paradis.

Qu'on me mène au tombeau.

Au tombeau de Jeannette.

Parle donc ma Jeannette, Parle encore une fois.

Oh ! que mon cœur regrette De ne plus te revoir.

(Jue maudit soit le jour !

Maudite soit la guerre Et celui qui l'a faite.

Ma tant jolie maîtresse Est morte de resrret.

Variante de l'avant dernier couplet

Quand il s'en fut là haut, Au tombeau de Nanette :

— Nanette, ma Nanette, Qui t'a conduite ici ?

— C'est votre départie Qui m'y a fait mouri.

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