‹ Chansons populaires recueillies en Franche-ComtéChapitre 61 sur 171 · L'ADROIT AMANT · texte numérisé non relu

L'ADROIT AMANT

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Le voyant si longtemps^t'absent Je m'suis rendue dans un couvent ; Dans un couvent de religieuses Où l'on ne vit que languissant Menant une vie douloureuse ; C'est pour le restant de mes ans.

Au bout de six ans tout au plus

Le cher amant est revenu.

Tout droit au logis de son père

Va lui présenter son salut :

— « Où est ma mie, où est ma chère,

Celle que mon cœur aim' le plus ?

— Vous croyant pour longtemps t'absent Eir s'est rendue dans un couvent Dans un couvent des Ursulines Où l'on ne vit que languissant, Elle y mène un' vie bien chagrine Toujours pensant à son amant.

Le pauvre amant tout désolé, Droit au couvent s'en est allé.

Ne trouva que la mère abbesse Qui lui dit : « Bonjour mon enfant ! « — Où est ma mie, où est ma chère Celle que mon cœur aime tant?

— Vous voyant si longtemps t'absent EU' s'est rendue dans ce couvent.

Dans ce couvent de religieuses Où l'on ne vit que languissant Menant une vie malheureuse, C'est pour le restant de ses ans.

En voyant l'amant fondre en pleurs On fit venir la jeune sœur.

Baissant les yeux, versant des larmes Très humblement ell' le salue En disant : « Si j'suis i*etenue C'est vous seul qu'en êtes l'auteur !

« Vous croyant pour longtemps t'absent Jem'suis rendue dans ce couvent.

Dans ce couvent des Ursulines Où je ne vis que languissant Menant une vie bien chagrine Toujours pensant à mon amant. »

— La beir mettez à votre doigt, Cet anneau d'or, je vous le dois.

Cet anneau d'or que je vous donne C'est une marque de ma foi Jamais je n'en aimerai d'autre

La bell' souvenez-vous de moi.

Quand au doigt fut cet anneau d'or, Le pauvre amant est tombé mort.

— Qu'on l'emporte dedans ma chambre Je veux l'arroser de mes pleurs ! »

Aussitôt l'amant se relève.

Tl enleva la jeune sœur.

Autre air sur les mêmes paroles.

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Vous cro - yant pour longtemps ab - sent ell' s'est ren-

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