LES TROIS BONNES COMMERES
Allegretto.
Nous
tins
troues bouen's cou
ma - res
it==&:
Nous
tins
troues bouen's cou
^-h f> h T-fv-Mv-ft
tou - tes troues de boun el - loi(2) tir"
tir' let tir'
it
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lou pin - tel
tou
tes troues de
boun el - loi.
Nous nous disins l'eune ai l'autre {bis) Goumâre n'ai vous ran soi ?
Tir'-ci
Tir'-let
Tire lou pintet Goumâre n'ai vous ran soi ?
Oh ! se disait lai pus djune (bis) I boiros bin mou pintet
Tir'-ci etc.
I lou boiros bin troues fois.
Y a louvau una taverno [bis) Allons y boire un pintet Tir'-ci etc..
(1) Cette chanson a une certaine analogie avec celle des Filles de Ghantrans (page 83).
(2) Une autre variante dans un patois différent donne :
Qu'etint totes de même aquoi (accord).
AU's burient Ijin (jiiiiiza pintas (bis) Quinza pintas et un pintet Tir'-ci etc..
AU's mendzirient una dinde {bis) Apo un cayon d'neuf mois Tir'-ci etc..
AU's mendzirient una Ichèvre [bis) Tutta crute avet li pois Tir'-ci etc..
Et quand le fun'nt in pô ivres (bis) Le palient toutes ai lai fois Tir'-ci etc..
Quand le fun'nt in pô pus ivres {bis) Le se tirient pa lou pois Tir'-ci etc..
Quand le fun'nt encou pu ivres [bis] (1) Leur dacirient liaux pantets Tir'-ci etc..
Eun' tcheussi conté la troble (bis) Eune aut' contre la paroi Tir'-ci etc..
Eune tcheussi dans les cindres (bis) Aile s'est brûlé les dets Tir'-ci etc..
Ah ! que dirient notes hommes (bis) De nous voir dans cet iétet Tir' ci etc..
(1) Variante dans un autre patois ;
Quand i furent totéfa ivres (tout à fait iviesi Elis cherient dans la goillats (elles tombaient dans les gouillats
[(tlaques d'eau)].
Y dirient que nous sins soûles (bis) Si z'y disient y est ben oué Tir'-ci sic...
On aivatchit lou curie (bis\ Que lieu fut baillie lou fouet
Tir'-ci
Tir'-let
Tir' lou pintet Que lou fut baillie lou fouet.
Traduction.
Nous étions trois bonnes commères Toutes trois de bon aloi.
Nous nous disions l'une à l'autre Commère n'avez-vous pas soif?
— Oh ! si, disait la plus jeune Je boirais bien un pintet.
Il y a là bas une auberge Allons-y boire un pintet.
Elles burent bien quinze pintes Quinze pintes et un pintet.
Elles mangèrent une dinde
Et puis un cochon de neuf mois.
Elles mangèrent une chèvre Toute crue avec ses poils.
Quand elles furent un peu ivres Elles parlèrent toutes à la fois.
Quand elles furent un peu plus ivres Elles se tirèrent par les cheveux.
Quand elles furent encore plus ivres Elles déchirèrent leurs pantets (li
(1) Chemises.
Il y en a une qui tomba sur la table Une autre contre le mur.
Il y en a une qui tomba dans les cendres Elle s'y brûla tous les doigts.
— Ah ? que diront nos hommes De nous voir dans cet état ?
Ils diront que nous sommes saoules S'ils le disent ce sera bien vrai.
On avertit le curé
Qui leur fit donner le fouet.
Autre variante dans un patois différent.
Nous irons (étions) trois quemâres
La ut i relire
Trois quemâres di Rosset (1)
Lautirlire lautourlet.
Nos ailerons à la foire
Laulirelire A la foire à Lontsamais (Longchaumois) Lautirlire lautourlet.
Nos digérons (nous disions) l'eune à l'otra
Lautirelire Quemâres nos an grand soi (soif) Lautirlire lautourlet.
Nos medzarons tote euna vatche
Lautirelire Et on cayon de nu mois Lautirlire lautourlet.
(1) Norn d'un hameau prés Longchaumois (.Jura).
Nos béverons quatogés (quatorze) pintes
Laulirelire Quatogés pintes et on tsavé (chauveau) Lautirlire lautourlet.
Que vant dire noulros lioumes
Lautirelire
De nous voi soûlés les trais?
Lautirlire lautourlet.
Y z'y avait la Marietta
Lautirelire La fenna à Piron Maret Lautirlire lautourlet.
Et pois la Barbe Crutzet (Cruchet) Lautirlire lautourlet.
Voici une autre chanson qui a certaine analogie avec les précédentes. Elle se chante sur le même air.