‹ Chansons satiriques et bachiques du 13è siècle. ÉditéesChapitre 2 sur 139 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

varie de trois à treize : VIII, XXVIII, XXXI (3 mss); IX, XX, XXIV, XXVII (4); XIV (5); XV, XXIX (6); XXX (8); XI (9); XII, XXVI (II); XVI (13 mss).

Il n'y a que quatre pièces entièrement inédites : ce sont les nos XVII, XX, XXXVII et XXXVIII. Mais quatorze autres n'ont été publiées que dans les éditions diplomatiques de C, I et U (IV, V, X, XII, XIV, XV, XVI, XVIII, XIX, XXVIII, XXXII, XXXIV, XXXV, XXXVI; on peut y ajouter le no XLVII de l'Appendice); d'autres se lisent dans les éditions fort imparfaites de Dinaux, Tarbé et autres, ou dans des publications difficilement accessibles.

La Langue. — Dans les Variantes et Notes (p. 88 et suiv.) ont été relevés quelques traits linguistiques qui, apparaissant à la rime, peuvent être considérés comme propres au dialecte de l'auteur d'une chanson. Pour faciliter la lecture des pièces dont la graphie s'écarte sensiblement du français du centre, il semble utile de signaler ici, une fois pour toutes, les particularités caractérisant d'une part le dialecte lorrain, d'autre part le dialecte anglo-normand.

Graphies lorraines. — Les chansons qui ont un aspect lorrain plus ou moins caractérisé sont celles qui sont reproduites avec la graphie des manuscrits C, /, O et U. Elles sont au nombre de dix-huit : II, III, V, XIX, XXX, XXXIV, XXXV, XLVII (C) ; XXXVI (/) ; XLI (O) ; IV, X, XV, XVIII, XXXII, XXXIII, XXXIX, XL (U). — Le trait le plus marqué du vocalisme lorrain est la diphtongaison d'un a et d'un e français soit tonique, soit protonique : ait (= a), pais (=: pas), lais (:::= las) II, 25 ; vanrait (=r venra) II, 26 ; amaisseir, chaistoier, jaidis, maingiers; chanteis, etc. La diphtongue au se réduit souvent à a : chade (r= chaude) XL, 9, chevachie III, 10, faceteis III, 20, deleateis, IV, 13, a (=r au) III, 37. Ai Qst rendu par a : manie (z=. maisnie) III, 17; ni par u : brut (=z bruit), nut (=:= nuit) XVIII, 4, trute (m truite). Au verbe auxiliaire suis correspond sens XVIII, 9, à vuîdie — veudie XXXVI, 35, àpoissans — pouxanslU, 36, à conseil, cheveus, miens — consoil, chavols, muels. La terminaison -el

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