COUCHER DE SOLEIL
Lafsro dolce
La joie é.pand en
En \c. cieleraJaru- - rcour
Coucher de Soleil ii'
Les vents se sont calmés, la mer s'est apaisée, Le silence a repris son règne interrompu. La joie épand en nous la paix de sa rosée. Et le deuil de la terre est par ses soins rompu.
En le ciel embrumé paraît une éclaircie D'où le soleil surgit, rouge et resplendissant. Couronné comme un roi, nimbé comme un messie Dune auréole d'or, de lumière et de sang.
Les flots sont caressés par ses rayons de gloire. Leur cime a les reflets des plus purs diamants. Les rocs ont rejeté leur carapace noire. Pour semer des rubis sur leurs escarpements.
128 Ch
lansons vécues
C'est l'ultime lueur d'une lente agonie, C'est le suprême éclat d'un astre qui s'éteint, C'est le dernier éclair d'un somptueux génie, C'est l'angoisse d'un Dieu que le trépas atteint !
Assiste, ô mon amie, à cette fin sublime. En songeant qu'ici-bas tous les efforts sont vains, due toute route mène aux portes d'un abîme, Et que la Mort attend tous les soleils humains.
La gloire et la beauté sont des astres qui meurent, La fortune et Torgueil sont des soleils d'un jour. Seuls, de par le Destin, les astres qui demeurent Sont les chers souvenirs d'un périssable amour !
Publiée avec rautorisation de M. DIGOUDE-DIODET, éiitour d: musique, 3q, faubourg Saint-Martin, Paris.