ACCALMIE
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Accalmie 131
Ferme lentement tes yeux de pervenche.
Voici le sommeil et sa moisson blanche De songes fauchés au val des Douceurs.
Franchis le magique Océan des nues, Va vers l'irréel où sont inconnues Douleurs, trahisons, lâchetés, noirceurs.
Suis le vol léger des chimères blondes : Il te guidera vers de nouveaux mondes Où règne un splendide et chaud floréal ; Il t'entraînera vers l'unique grève Où tu fouleras les algues du rêve, Où tu fleuriras ton cœur d'idéal.
Oubliant la vie avec ses discordes, Rythme ta pensée aux soupirs des cordes Que font tressaillir les illusions !
Va vers la Beauté, va vers l'Harmonie, Va vers le Mystère en qui le Génie Puise la splendeur de ses visions.
Tes yeux sont fermés, voici l'accalmie.
Je veux te bercer, ma douce endormie, En te murmurant de très vieux refrains; Car, en le parfum des choses anciennes, Nous trouvons Toubli de nos vieilles peines Et nous pressentons nos bonheurs prochains î
Publiée avec, l" autorisation de M. DIGOUDE-DIODET. éditeur de lusique, 39, faubourg Saint-Martin, Paris.