‹ Chansons, Volume 2Chapitre 53 sur 65 · VAUDEVILLE SUR LES NOUVELLIÇ^ LOI» D*EX CE PT JQIV · texte numérisé non relu

VAUDEVILLE SUR LES NOUVELLIÇ^ LOI» D*EX CE PT JQIV

(Mars iQoj}^)

Air : Du petit mot pour rire.

Quoi 1 pas un seul petit couplet !

Chansonnier , dis-nous donc^ quel est

Le mal qui te consume ? ' — ^Amis , il pleut , il pleut des lois ) L'air est mal sain , f en perds l'a voix.

Ami , c'est là , , ' ^^ ^

Oui , c'est cela , *

C'est cela qui m'enrhume.

Chansonnier , quand vient le printemps ,

Les oiseaux plus gais , plus contétis,'^

De chanter ont coutume.

— Oui y mais- j^aperçois "ées réseaux :

En cage on mettra les pîseaux*

« Amis , c'est là , .

^, Oui, c'est cela ,. ^,, .^

C'est cela qiû m'enrhume.., • ,-: .

La chambre regorge d'intrus ; Peins-nous Fun de ces ba3 rentrus ,

Aux dîners qu'il écume.

—Non , car ces g^ns , si gras du bec , Votent l'eau claire et le pain sec (i*).

Amis , c'sst U »

Oui , c'est celji , C'est cela qui m'e;irbume.

Pour nos pair^ fais des yers fPatteur$s^ Des Français ce sont les tuteiu*s^ Qu'à, leur ne^ Tencens, fume. .

—«Non,, car ils .ont mis de moitié Leurs pupilles à la Pitié (i^.

Amis , c'est là , Oui , c'est (;ela , C'est cela qui m'enrhume.

Peins donC; Çiméq^, l'anoi^rv»

Peins-nous sur-4««i( Pafliquiec » Das^n , 3i'fert qtt9|Md-.ii séfumiBi

(i) Messieurs da centre çouturerà qu*on lais^ sât aux ministres lé soin de régler la nourri'^ ture des personnes wrêtêèè coinme' suspectes.

(2) Nom d*un%ùspu:e dé Pnrfs. ' '

— ^Non : Cicëraii m'a conyainca.

Pasquier , dirait : H a çécu (i)»

Amis , c'est 14 , Oui , c'es.t cçla , C'est cela qui m'enrhume.

Mais la tkarte.éncôr aou^ éjffend; Du roi n'eÉX l'immort^ enfant ; Il 1*âittie , <m le présume.

Amis y c'est là , Oui , c'est cela , Cestcela qui m'enrhume.

Qu'ai-je 4^^ l et qme. de dangers I Le ministre des étrangers , Dandin taille sa plume > On va m'arréter sans procès : Le vaudeville est iU français.

Amis I c'est U ,

Oui, c'est cejla, C'est pela qui m-enrhuoie.

(i) Allusion à une citation sans doute, fort heureuse^ mais peu rassurante^ qu^ s*est permise un ministre.

Cî8o)

Page 1