SONNET CLIV
Dans le clièiie qui creuse ou sous les toits de cliaunie, Le passereau, l'hiver, trouve uii fidèle abri ; Et, lorsque de nouveau le printemps a souri, La forêt au\ ramiers oiïre son vaste dôme.
Le chevreuil languissant sait démêler le baume Et la source cachée où son mal est guéri, L'homme, hélas 1 est le seul dont la voix ou le cri Se perde sans échos au terrestre royaume.
Élève-toi, monàme, au-dessus des douleurs
Où ce corps impuissant veut condamner tes pleurs ;
( .herche au giron divin ton éternel asile :
Tu ne saurais borner tes désirs ici-bas;
Tu n'es point de ce monde, et le ciel qui t'exile
D'accidents passagers ne s'inquiète pas.