‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 105 sur 167 · SONNET CLIV · texte numérisé non relu

SONNET CLIV

Dans le clièiie qui creuse ou sous les toits de cliaunie, Le passereau, l'hiver, trouve uii fidèle abri ; Et, lorsque de nouveau le printemps a souri, La forêt au\ ramiers oiïre son vaste dôme.

Le chevreuil languissant sait démêler le baume Et la source cachée où son mal est guéri, L'homme, hélas 1 est le seul dont la voix ou le cri Se perde sans échos au terrestre royaume.

Élève-toi, monàme, au-dessus des douleurs

Où ce corps impuissant veut condamner tes pleurs ;

( .herche au giron divin ton éternel asile :

Tu ne saurais borner tes désirs ici-bas;

Tu n'es point de ce monde, et le ciel qui t'exile

D'accidents passagers ne s'inquiète pas.

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