‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 107 sur 167 · SONNET (JAI · texte numérisé non relu

SONNET (JAI

Puisque, troublant toujours nos pieuses études, l.e monde à nos regards fait trembler le grand X, Et dans les cieux voilés revoler Béatrix, Cherchons plus loin encor d'austères solitudes.

Écartons-nous surtout des viles habitudes. Aux syrtes de Lybie, aux cavernes d'Éryx Des dipsades, des dards, des sepes, des natrix Moins hideux sont les coups et les poisons moins rude!=

Quand chacun se tient ferme et combat à son rang, Malgré les vents de flamme et les torrents de sang, On doit suivre sa route et mourir en silence ;

Mais quand tout se débande, et que la foule émeut L'air de ses cris peureux, alors, baissant sa lance, L'intrépide guerrier se fait jour comme il peut.

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