‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 11 sur 167 · SONNET XVII · texte numérisé non relu

SONNET XVII

Mon cœur s'esgaye aux chants du vieux langage Soit celui-là que le comte Thibaut Aux d'Orléans, puis au gentil Marol, Frais et léger, transmit en héritage ;

Ou soit celui que, d'un essor moins sage, Le fier Ronsard fist résonner si haut.

Et qu'après lui Desportes et Bertaut, Avec Régnier, n'ont sçeu gardez d'oultrage,

Quoi qu'ayent dit Malherbe et Despréaux, Du val sacré pour n'estre pas forclos. Si ne faut-il que parler poésie.

Suivant les temps la Muse a d'autres lois, Et veut toujours mesler son ambroisie*

D'iMi \in nalif. uivc. lalin ou uaulois.

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