‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 12 sur 167 · SONNET XVIII · texte numérisé non relu

SONNET XVIII

Lorsque, d'un pampre vif, Zephyrus, vent feuillu. Les ceps noirs entortille, et, ja la marjolaine Embasmant la forest qui retarde à la plaine, 11 espaissit de fleurs le buisson chevelu,

Adonc du Cousteau verd je gravy le talu ; Parmy le bois je vay, retourne et prends haleine. Sans bien souvent quitter, non encore sans peine, Oue Je jour ne desfaille, en entier resvolu :

Heureux rien que de voyr la couleuvre roulée. Avec son collet d'or, se destendre esveillêe, Ou sur un arbrisseau quelque nid pépiant ;

Ou, joignant le chemin, la biche qui s'esgaye, Flaire vers moy, regarde, et, prompte s^'llVayant, Comme un traict descoché, se broche en la fustaye.

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