‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 110 sur 167 · A. M. LE M'^ A. DR BELLOY · texte numérisé non relu

A. M. LE M'^ A. DR BELLOY

C'est donc moi maiiitenant (|iii suis le pèlerin. Frère, et c'est ù ton tour de rester solitaire. A toi l'étude calme et le travail austère, (.a lente promenade et le repos serein.

Pour moi, débarrassé de mon inerte frein,

Je traverse les flots, et vais courir la terre.

Et chercher s'il n'est point là-bas quelque cratère

D'où puisse rejaillir la sandale d'airain.

Plus heureux et plus jeune, épris de la nature, C'était toi qui jadis allais à l'aventure, Tandis que je restais, la tête dans ma main ;

Mais si notre existence est encor séparée, Tu le sais, cher Auguste, il est une contrée Où nous aurons toujours fait le même chemin.

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