‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 112 sur 167 · SONNET CLXIV · texte numérisé non relu

SONNET CLXIV

A M. G. SEGAUD.

Je partais, le cœur plein d'une triste amertum(% El si découragé qu'un seul rayon d'espoir Me faisait affronter plus de doute et de noir, Que de mes jours entiers n'en comporte la brume.

Je m'en suis revenu comme un mort qu'on exhume, Brisé, me laissant faire et ne sachant plus voir Vers quels sentiers marqués m'appelait le devoir. Dieu soit loué, voici que le jour se rallume !

Enfant, pour ranimer mon courage abattu, Votre jeune amitié ne fut pas sans vertu. J'accepte, avec ce don, la force qu'il m'impose.

Je marcherai, j'irai vous montrer le chemin, Afin qu'à votre tour, lorsque, las et morose, Je voudrai m'arrèter, vous me tendiez la main.

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