‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 117 sur 167 · SONNET CLXXVII · texte numérisé non relu

SONNET CLXXVII

J'ai revu cette dame à mes feux si cruelle, Dont j'ai chanté naguère et maudit la beauté : I/Amour était bien proche ; elle était toujours belle, Et cependant mon cœur en silence est resté.

En vain je la voyais amollir sa prunelle ; En vain une pensée à mon esprit tenté S'enlaçait, et voulait, honteusement fidèle, D'un prétexte vengeur couvrir sa hàcheté :

J'ai su, grâce au secours en qui je me confie, Sous l'austère manteau de la philosophie. Tromper le doux regard, de ma force étonné.

Et le jour n'est pas loin où je pourrai, sans feinte. Braver de cette main la périlleuse étreinte, Et dire :C*est fini; je vous ai pardonné.

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