‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 13 sur 167 · SONNET XIX · texte numérisé non relu

SONNET XIX

Oncques son a peu voir bergers et pastoureaux Flageoler, estendus à l'ombrage du hestre. Sur l'aveine menue une éclogue champestre Et les bois esmouvoir de leurs nombres rivaux.

Le temps en est bien loing, et les seuls passereaux A la nymphe sans corps font leurs chants recognoistre Les antiques refrains savent trop disparoistre Ores, pour qu'on esperre en oiiyr de nouveaux.

Ni, sur le prez secous de cent meules pareilles. Déposant leurs râteaux, les faneuses vermeilles Ne soûlent plus dancer avecque les faneurs ;

Ni, de l'esté fécond pour desnoncer la teste,

La faucille à la main, aux champs les moissonneur>

li'iui chapeau de l>luels ne s'eiKpiadient la leste.

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