‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 31 sur 167 · SONNET XXIX · texte numérisé non relu

SONNET XXIX

Assises près des eaux, les belles iimocentes Elfeu illent l'églantine entre leurs doigts distraits. Les fleurs dont le soleil énerve les attraits Soulèvent au zéphyr leurs lèvres languissantes.

Les nénuphars, sortant des ondes caressantes. Aspirent l'étamine, et, des stygmates frais. L'abeille pénétrante attacpie les secrets. La cétoine se niche aux ombelles croissantes.

Chrysanthèmes, pavots, bluets, trèfles pourprés Cisèlent de splendeurs la courtine des prés. L'oiseau vole aux buissons, et l'insecte à la plaine

Le rossignol pensif, vers les conlins du bois. S'arrête, et, regardant du haut de queKpie chêne Tiimisc dans son sein les trésors de sa voix.

SOiNNKT XL.

Près de la mare où viennent boire Les ramiers couleur de raisin, Dort à l'ombre du bois voisin, Une enfant à paupière noire.

A son Iront plus (in que l'ivoire Ses deux bras servent de coussin ; Ses cheveux traînent sur son sein Dont la douce vapeur les moire.

Kprise à son souffle vermeil, Sans cesse autour de son sommeil, Glisse la libellule bleue.

Comme pour mieux voir cependant, Un lézard vert à longue queue Gravit sur le rameau pendant.

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