SONNET LXXI
TRADUIT DE SANXAZAR. !
Écrive en ton honneur qui prétend recueillir
Violettes et lis en semant des orties, i
Voir du ciel à jamais les étoiles parties,
Et l'aurore et le jour à l'occident jaillir. I
Écrive qui ne veut au monde s'ennoblir, !
Qui des Muses n'a su gagner les sympathies, l
Et dont vont au néant les peines ressenties, ,
Le style et le génie et le temps s'abolir. i
Qu'il n'ait point de laurier une baie en partage, I
Et du mont glorieux qu'ignorant le sentier, j
A ses tempes jamais il n'ait ceint de feuillage. ;
Quand sa main s'est vouée à te glorifier, '
Que sur l'onde et les vents il trace son ouvrage. Et, sans laisser de nom, qu'il meure tout entier,