‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 53 sur 167 · G2 — SONNET LXXII · texte numérisé non relu

G2 — SONNET LXXII

TRADUIT DK SANNAZAH.

Las, quand je réiléchis comme le temps s'abrège. En cette vie humaine où la force défaut, Et de quels coups la mort incessamment assiège Ceux qui devraient le moins en redouter l'assaut,

Alors je deviens tel qu'au soleil est la neige, Et pour me consoler Tespérance ne vaut : Car l'essor où je tends désormais ne s'allège, Faute d'avoir ouvert les ailes assez tôt.

Ainsi, quoique souvent je pleure et me proclame Persécuté du sort, d'amour et de Madame, En cela j'ai raison contre moi seulement.

Comme un homme en délire et dont la voix résonne. Je rêve, sans penser que la mort m'environne. Et que je dois laisser le frêle vêtement.

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