SONNET LXXXIX
Entre ces nobles cbefs accourus au signal Des Vendéens armés, et qui, pour cette guérie. Ont donné tout leur sang, celui qu'aimait mon père Et celui qu'il nommait toujours son général,
C'était Talmont : jamais de ce preux sans rival. Après les cent combats et la réponse altière, Il n'a dit le supplice et l'insulte dernière. Que son cœur n'ait rougi d'un courroux filial.
Mandat, jeune et hardi sous ses trente blessures , Frotté, soldat rigide aux mœurs droites et pures, Assombrissaient aussi les récits paternels :
Assassinés tous deux, trahis, pris sans défense, Le second vient tacher des lauriers immortels. Voilà (juels souvenirs ont bercé mon enfance.