‹ Chant du soirChapitre 7 sur 30 · CHANT DE LA GLÈBE · texte numérisé non relu

CHANT DE LA GLÈBE

NOUS sommes les gais travailleurs, Les plus heureux de tous les hommes, Et grâce à Dieu, c'est nous qui sommes Des affamés les pourvoyeurs.

De nos mains rudes et calleuses, Sol béni, nous te pétrissons Pour que de superbes moissons Lancent leurs tiges merveilleuses

Collaborateurs du Bon Dieu, Plus près de lui que dans le cloître, Nous semons, c'est lui qui fait croître L'épi d'or sous le grand ciel bleu.

Puisque du sol il nous fit naître, Fils de Bretons et de Normands, Gardons, fidèles aux serments.

La langue et la foi des ancêtres.

A nous le sol que nous foulons, Ses gais coteaux, ses vastes plaines De grasses moissons toutes pleines, A nous les bois et les vallons ; Et s'il a produit des merveilles C'est qu'il est à nous par le sang Par les sueurs et par les veilles D'un peuple à Dieu reconnaissant.

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